03/06/2015
L'esprit rassis - Le 03/06/2015
Rien de tel que BobFM pour se sentir de retour. Sujet du matin : Juppé chez les jeunes. Entouré de flandrins républicains, il jure qu’il veut aider les forces vives de la nation. Sans doute veut-il aussi sauver sa jeunesse, alors il campe avec elle et plastronne sous sa mine de tortue qui cherche sa carapace. Des pinces à linge piquées dans le dos ne retiennent pas sa face de momie. A côté de lui, s’agite un militant, aussi fini que le père chnoque vu ce qu'il donne de vie à son blabla. Un cheftain de chiottes. Tout gît dans la componction prise pour de la mesure. Tout en retenue, le gamin symbolise la France constipée qui n’entreprend rien et s’en remet à la vieillesse. L’esprit rassis. Ca a encore des boutons plein la gueule et ca sentence que et phrase que. Au lieu de prendre le pouvoir et de le déchirer à pleines dents, il l’offre à l’ancien. Les valets sont adoubés par les bourgeois aujourd’hui, et ils sautillent de joie. Youpi je suis une fiotte ! N’importe quoi. Dussé-je m’agenouiller devant Juppé que je le culbuterai comme le fit ce chef Viking du roi Charles III dit le simple afin de consentir à la vassalité que Rollon et non la France octroyait à la Normandie. La force. Bras droit de Rollon, je veux !
Une idiote, pire que le précédent, s’adresse à la caméra « non mais il fait pas vieux en plus, ca va, il est comme Chirac, trop hype ». Qu’elle se sente obligée d’affirmer que Juppé le simple ne fait pas vieux suffit à confirmer que si, c’est un croûton. Et son franglais de bob n’y changera rien. Juppé la croûte peut s’enfiler tout le melon qu’il veut en le séparant de sa charcuterie (ne pas pousser l’imitation de chichi trop loin et puis manger ses fruits et ses légumes), l’âge ne ment pas. Un peu comme la terre sous quoi il faudrait l’enfouir. Emmanuel Berl n’est-ce pas.
Plutôt que de s’afficher aux flancs de ces futures forces de proposition, Juppé devrait promettre de détchiper la France, du verbe tchiper. Le dictionnaire indique :
(Afrique, Antilles, etc.) Exprimer sa désapprobation envers quelqu’un en émettant un son avec la bouche, son qui implique un mouvement de succion tout en mettant la langue en arrière.
Otez la bouche de la définition et c’est un pet. C’est relayé par le FIGARO, le Juppet journal : une chronique sur ARTE détaillait récemment cette pratique afro et affreuse qui pollue les salles de classe, et accessoirement la France, et agace les professeurs, et accessoirement les Français. Au cinéma ; dans le métro ; dans l’avion ; partout les tchips percutent des rires roses et gras. Juppé pourrait rappeler à l’ordre la chroniqueuse d’ARTE qui a craché sa valda en jurant que « bientôt, toute la France tchipera. » Facon de provoquer, vous allez voir. Tu te trompes ma grosse, la France tchipe déjà. L’invasion est consommée salope, et ce n’est pas ta position de journalope stipendiée par la propagande qui fera oublier le présent que tu prophétises. Immonde guignole. Farceuse à foire.
L'Aristo dit que tu devrais fermer ta gueule
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02/06/2015
Le texte vrai d'un fâché francais - Le 02/06/2015
Le texte que j’ai diffusé hier rencontre un des plus francs succès de ce blog. Les statistiques indiquent qu’il occupe la troisième position aux fréquences de lecture parmi les écrits de ce journal créé en Février 2015. Je parie que les mœurs jains expliquent cette réussite. Le côté voyeur de l’être humain n’est-ce pas. Ca choque alors on partage. Ces rites dictés par la diksha étonnent et inquiètent nous autres Occidentaux qui nous pensons moins barbares ou plus raffinés, c’est-à-dire civilisés. Les pratiques jaïnistes nous sont incompréhensibles non seulement parce que nous n’y sommes pas habitués (encore que certains s’épilent aussi chez nous) mais surtout parce nous sommes attachés à nos libertés individuelles et pénétrés de deux notions fondamentales : l’habeas corpus et le libre-arbitre. Il nous est possible et conseillé de décider en propre de notre destin en ayant la garantie que sera respectée l’intégrité de notre corps. Usées à l’excès, ces notions sont déformées par le clairon de charmantes imbéciles qui réclament le droit de disposer de son corps librement depuis 50 ans (et non le droit à qui ne se dit pas…). Elles pensent innover. Rigolo. Bref : chez nous, le père de famille ne peut embrigader celle-ci, si elle n’est pas d’accord, dans une diksha qui la conduirait dans une pauvreté après mutilation.
Texte validé, donc. Tant mieux ! En plus du fond, le style a dû convaincre. Il s’agit pourtant de notes tapées sur mon smartphone que j’ai concaténées hier aussi vite que je les avais écrites. Il en résulte un style journalistique premier degré, sans analyse de fond. La forme est faible et froide. Il n’y a là-dedans aucune dimension littéraire. Pourtant, tout fonctionne. C’est que le récit correspond à ce qu’attend le lectorat contemporain. Du sensationnel. Lecture rapide. Ne surtout pas exiger de lui qu’il s’abîme dans une réflexion d’ensemble. Ne pas lui faire perdre son temps. Lui refourguer de l’anecdote avec quoi il brillera en dîner mondain, peut-être qu’il draguera avec et impressionnera la personne qu’il espère baiser. Non, ne pas espérer qu’il contracte le syndrome de Stendhal - qui suffoque devant la beauté de l’art. Le prendre par la main. Et pourquoi pas me dira bob. L’Aristo Musso ! Hier à la FNAC, j’achète LE ROMAN VRAI D’UN FASCISTE FRANÇAIS. Taquin. Devant moi, une type pose Musso sur le comptoir. Derrière aussi : j’étais cerné. Mais qu’un abruti fini à la chiasse soit l’écrivain de cette époque ne devrait pas m’étonner.
Comment se pourrait-ce ? – cependant qu’un artiste indien promet aujourd’hui de « déconstruire » les jardins de Le Nôtre pendant l’été et l’automne 2015 avec des « canons phalliques qui tirent dedans une poussière rouge ». Je suis bien de retour ! Et je tombe sur le plus con des Indiens, ici. Anish Kapoor. Le commissaire de l’exposition, déjà commissaire du peuple tant l’art contemporain indique la pensée à suivre, parle de « la force de proposition d’Anish ». En tant que salarié de l’esprit unique, l’artiste contemporain se voit appliqué le même langage qui est parlé en entreprise, laquelle est également un terrain d’expression de la doxa. Ses salariés ne sont pas des artistes mais comme tout le monde se dit artiste dès qu’il pense à une métaphore qui associe l’eau au trouble des passions (basique considération d’un gamin de 12 ans), tout est cohérent, tout va bien, tout est rigolo, donc tout est rien. Souvent, « l’art s’invite en entreprise » et les bobs sont priés d’exposer leurs créations comme un enfant en classe de CP. L’infantilisation permanente n’est donc pas que littéraire, bien au contraire, elle s’invite en ce moment sur le pont des arts où des tableaux de street art vont remplacer les cadenas. Sur les tableaux, comme prévu : une enculade. Une clé à tête humaine s’applique à ouvrir un cadenas à serrure de fion. Il faut toujours qu’ils montrent des culs offerts à un objet phallique. Serait-ce la marque de la race homosexuelle que Malaparte prévoit dans LA PEAU dès 1949 ? Ou alors ai-je raison de demander dans mon récit de voyage, en l’occurrence dans mes notes oubliées dans mes nuits, si la démocratie est un régime homosexuel ? C’est franchement usant. Je n’ai rien contre les homosexuels mais quand leurs mœurs deviennent une propagande, ca m’agace comme des vagins ouverts « heurteraient » leur sensibilité de misogyne.
L'Aristo dit que c'est la bobarie à visage humain
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01/06/2015
Inde Mai 2015 - Incredible India
Il m’est impossible de recopier aujourd’hui mes notes d’action qui sont moins faites de réflexions que les précédentes. Il en va ainsi de la reprise au bob-office. Le temps se resserre, il devient ladre. Il vampirise la liberté. Le temps n’a plus d’adjectif. Il est impossible à décrire, c’est donc qu’il ne se vit plus. C’est plus tard dans la semaine que viendra mon récit limonovesque.
Je jette des restes inscrits dans mon portable.
J’ai vécu la canicule qui carbonise l’Inde cet été. C’est la plus grosse vague de chaleur depuis 1996. C’est pire qu’un pic de froid. Celui-ci se combat, la chaleur est subie. Mais logiquement, en plus de nager dans les hôtels ou au club olympique de Delhi, j’ai couru. Tout ce qui est interdit par la santé hygiéniste, je le subvertis. Il fallait que je sente la chape autrement qu’en touriste marcheur. Aux températures s’ajoutait un vent du désert, pareil à un sèche-cheveux, qui jetait sur les épaules ses poids de fonte contre quoi je luttais d’autant plus que je forçais l’allure. J’y allais à midi. Mon tempérament s’échauffait si bien que j’ai tenté le 50 degrés. Aucun regret. De la souffrance en première classe.
Parcourant les pistes ocres des campagnes, je pensais à ces colons blancs, explorateurs et légionnaires à la fois, qui arpentèrent ces terres nouvelles. J’opposais leur courage à la paresse des locaux. Je comprenais qu’il n’est rien de tel que l’affrontement physique comme le sport pour prendre possession d’un pays. J’en discutais avec mon masseur attitré qui dérouillait mes muscles selon les rites tantriques. Le type ne comprenait pas mon propos, sans doute à cause de son anglais limité. Il officie dans les hôtels pour riches occidentaux qui se font caresser la peau après une heure d’agitation façon poisson rouge. C’est la bonne conscience du gros : il enfile sa tenue sans se faire mal, puis il se fait du bien. Il se contente d’une vie sans effort qui tient promesse aux illusions : un jour je m’y mets sauf qu’il n’y va jamais. Alors il reste en surpoids. S’il se regimbe, il pousse à la gym comme si on lui soufflait dans les fesses. Il gonfle.
A la piscine, quelques gros mais d’adorables Indiens me prennent pour un nageur professionnel. Je les dessille mais ils veulent des conseils. Alors on finit par s’entendre autour d’une règle simple : je leur consacrerai dix minutes à la fin de mon trois kilomètres. Evidemment, ils sont ravis. Ils comprennent comment nager le crawl mais ne parviennent pas à maintenir allongé le bras d’appui en sorte qu’ils brouillent leur ligne de flottaison et manquent se noyer. Je leur explique que l’équilibre, comme en tout, est la clé : une fois qu’il est trouvé, il est possible de se confier à l’eau, alors personne ne coule, chacun pourra glisser. La nage, c’est du vélo. Le coût se paie dans l’épaule qui supporte d’autant mieux l’épreuve qu’elle est musclée. Il faudra travailler et intégrer qu’il faut s’aider de la flotte. La natation est un sport dont l’espace est cet adversaire qui devient un allié. Comme le taekwondo qui enseigne à utiliser la force de l’ennemi pour la retourner contre lui, elle exige des heures de pratique et de connaissance avant de la maîtriser. Mes élèves aiment cette comparaison. Alors ils me montrent les mouvement de base du Viet Vo Dao qui est le sport de combat qu’ils partagent avec le Vietnam et l’Indonésie. Cet art martial utilise essentiellement les bras. Les mains ne frappent jamais parce qu’elles sont utilisées pour casser les membres de l’opposant une fois bloqués par une prise. Son entraînement s'appuie sur un système de burpees qui massacrent n’importe quel profane. Je les regarde aux vestiaires s’adonner à un rituel yogi, laugh exercise, ils rient comme des damnés en fléchissant leur corps en arrière et en jetant les bras au ciel.
Lorsque je discute avec les Indiens au sujet de la pollution, ils haussent les épaules. Ils ne s’en excusent pas. Ils considèrent que les pays riches ont pollué la planète pour le devenir. Eux qui sont en développement ont à leur tour le droit de polluer pour égaler le niveau de leurs prédécesseurs. Si les occidentaux veulent une Inde écologique, ils devront payer tant que son retard n’est pas comblé. La grande idée serait d’y créer une banque verte que l’OCDE alimenterait afin de financer des projets bio. Etant donné la corruption du pays, je doute de la sincérité de ces entreprises. Il faudra compter longtemps avec ces villes qui valident les pustules urbaines d’Oswald Spengler. Les gaz d’échappement mêlés aux vomissements démographiques créent un trafic qui congestionne les artères. Tout déplacement est une tannée sinon un suicide. Il existe un livre référence sur Bombay (donc sur l’Inde tant cette ville résume le pays) : BOMBAY MAXIMUM CITY de Sekutu Mehta. J’ai largement feuilleté ce bouquin sur les conseils d’un couple jain chez qui j’étais invité. Selon eux, c’est le livre qu’il faut connaître pour appréhender l’Inde.
Le titre de Sekutu Mehta est tout trouvé et son texte s’accorde à ce que j’ ai vu à Bombay il y a deux ans. Mumbay est une ville de plus de trente millions d’habitants traversée par des ponts dégoulinant de béton. Pharaonique, son architecture emprunte plus au grossier qu’au raffiné des pyramides. Elle développe la ville en hauteur vers quoi s’exilent les classes aisées, laissant les démunis en bas, à même le sol sur quoi ils concoctent leur pain. La cité maximum concentre les activités qu’elle recrache dans les cris et les klaxons, dans les fumées et les râles. C’est un volcan de crasse qui souille la géographie, en sorte que ce n’est plus un lieu mais un nulle part. Sekutu Mehta écrit que la ville, et surtout Bombay, est un noeud de transition où se défait l’Inde traditionnelle, c’est-à-dire que rien n’y est stable, tout est liquide, les existences se mènent dans l’urgence, la vitesse commande l’emploi du temps, les amitiés ne sont pas durables car n’importe qui peut quitter l’endroit n'importe quand, par quoi les relations s’atomisent et, soit par peur d’être déçus, soit par mépris, les gens finissent par ne plus jamais en nouer. La ville génère le renoncement permanent excepté à l’argent qui devient la seule motivation des bombayites. Vérité là-bas, vérité ici…
Dans BOMBAY MAXIMUM CITY, il y a ces jains qui appartiennent à la caste des diamantaires. Souvent très riches. Il arrive que le chef de famille renonce à tous ses biens matériels au cours de la cérémonie de la diksha à l’issue de quoi il distribue son argent aux pauvres, se débarrasse de son domicile, et condamne les siens à errer jusqu’à la mort. Filles et garçons sont séparés : les sœurs suivent la mère et les frères emboîtent le pas du père. S’ils se croisent, il leur est interdit de se saluer. Ils sont tenus de rester glabres, de la tête aux pieds, et de revêtir un vêtement sans couture. Tout contact avec l’eau est proscrit, car il risquerait de souiller la vie. Ils passent la mousson enfermés dans des abris de pauvres qu’ils sont devenus, larvés dans l’humidité de cagibis qui contrastent avec le faste de leurs anciens appartements. Comme ils ne sont pas autorisés à toucher le fer, ils s’arrachent mutuellement les poils, y compris les cheveux, afin de rester imberbes. C’est donc le cuir chevelu en sang ou le crâne encroûté qu’ils sillonnent le pays. Sekutu raconte l’histoire de ce bébé jain malade ; il est soumis aux exigences d’une diksha qui a été décidée pour lui. Des cheveux lui poussent. Pourtant ravagé par la fièvre, ses parents le soignent en lui déchirant la tête. Incredible India dit la pub…
L'Aristo dit qu'il tient trop à ses cheveux soyeux pour entamer sa diksha
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